Death Stranding 2 : On The Beach — Kojima repart à zéro, et c'est vertigineux
Après six heures de jeu en avant-première, une certitude : Hideo Kojima a construit quelque chose de radicalement différent. Et de fascinant.
Camille Durand
On ne sort pas d'une session Death Stranding 2 comme on en est entré. Kojima Productions a travaillé cinq ans sur ce projet, et chaque minute passée avec lui se ressent comme une déclaration d'intention.
Le monde après la mort
L'Australie remplace les États-Unis. Le paysage est différent — plus aride, plus hostile, plus ouvert. Mais c'est la structure narrative qui surprend le plus. DS2 ne cherche pas à expliquer DS1. Il le prolonge d'une manière qui rend le premier épisode rétrospectivement plus dense.
Sam Porter Bridges est de retour
Norman Reedus reprend son rôle avec une sobriété remarquable. Le personnage a changé, portant les cicatrices du premier voyage. Les mécaniques de portage ont été affinées — le centre de gravité, les chutes, l'usure du matériel — jusqu'à un niveau de simulation qui frise l'obsessionnel.
Le multijoueur asynchrone, réinventé
Les structures laissées par les autres joueurs sont désormais plus intégrées au monde. Certains joueurs deviennent des "Porters Légendaires" dont les routes tracées perdurent. Ce lien invisible entre inconnus reste ce que Kojima fait le mieux.
Verdict de preview : si Kojima tient cette promesse sur 30 heures, Death Stranding 2 sera l'un des jeux de la décennie.