#Industrie du jeu vidéo
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Double Fine : la syndicalisation s'effondre, les organisateurs virés
Un mouvement de syndicalisation lancé en mai 2026 chez Double Fine, studio réputé pour sa culture progressiste, s'est effondré en deux semaines. Résultat : tous les salariés à l'origine de l'initiative ont été licenciés. Un épisode qui fragilise l'image du studio de Psychonauts et Keeper, et qui interroge la sincérité des engagements affichés par Microsoft en matière de droits syndicaux dans le jeu vidéo.
Ubisoft Montréal : la bataille du télétravail tourne à l'épreuve de force syndic
À Ubisoft Montréal, les salariés syndiqués se mobilisent contre un retour imposé au 100 % présentiel, alors que le télétravail s'est imposé comme l'un des principaux motifs de tension sociale dans plusieurs studios du groupe depuis plusieurs mois. Derrière ce conflit local se joue un rapport de force plus large sur les conditions de travail dans l'industrie du jeu vidéo.
EA + Savvy Games : l'Arabie Saoudite joue à Tetris avec les géants du jeu vidéo
Riyad réfléchirait à fusionner Electronic Arts et Savvy Games, ses deux bras armés dans l'industrie du jeu vidéo. D'un côté, l'éditeur d'EA Sports FC et Battlefield. De l'autre, le groupe qui contrôle des licences comme Monopoly Go et des participations dans plusieurs studios mondiaux. Si l'opération se confirme, elle dessinerait l'un des conglomérats gaming les plus puissants jamais constitués — et poserait des questions sérieuses sur la concentration du marché.
Square Enix nie vouloir quitter la bourse, mais la question dérange
Le magazine économique japonais Sentaku affirmait que Square Enix envisageait de se retirer des marchés boursiers. L'éditeur a démenti fermement. Mais la rumeur ne surgit pas dans le vide : après qu'Activision Blizzard, Electronic Arts et Devolver Digital ont chacun envisagé ou opéré une sortie de cotation, la question d'un modèle alternatif au marché public s'impose dans l'industrie. Ce que Square Enix nie aujourd'hui, d'autres l'ont fait avant de franchir le pas.
Red Rover Interactive licencie avant même d'avoir sorti un jeu
Red Rover Interactive, studio fondé il y a trois ans à peine, annonce une restructuration qui se traduit par des licenciements — avant même la sortie de son premier jeu. Un scénario qui devient tristement ordinaire dans le secteur, mais qui prend ici une dimension particulière : aucun produit commercial n'a encore été livré, aucun bilan de marché n'est possible. Ce qui s'effondre, c'est une promesse, pas un projet arrivé à terme.
Ubisoft Barcelone en grève : 51 postes, une réponse collective
Après la fermeture des studios de Belgrade et Winnipeg, Ubisoft avait annoncé 51 suppressions de postes envisagées à Barcelone. Vingt jours plus tard, les employés concernés ont choisi de répondre par la grève. Ce mouvement social pose une question qui dépasse le seul sort du studio espagnol : jusqu'où Ubisoft peut-il compresser son réseau mondial de développement avant que la résistance interne ne devienne un facteur structurel ?
Femmes dans le jeu vidéo : la régression est là, les chiffres l'attestent
L'association Women in Games France publie son bilan annuel et le constat est sans ambiguïté : après quelques années de progression timide, la représentation et les conditions des femmes dans l'industrie du jeu vidéo reculent. Ce retour en arrière n'est pas une impression : il se lit dans les données. Pour un secteur qui se revendique volontiers progressiste, l'écart entre le discours et la réalité devient difficile à ignorer.

007 First Light : Amazon veut virer IO Interactive de sa propre franchise
Un million et demi d'exemplaires en 24 heures, et voilà le résultat : Amazon lorgne désormais sur la suite de 007 First Light en envisageant de mettre IO Interactive sur la touche. Le studio danois qui a ressuscité Hitman et livré un Bond de qualité inattendue pourrait donc se faire remercier par son propre succès. L'histoire du jeu vidéo regorge de ce type de trahison industrielle, et cette fois le scénario se joue en direct.