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Del Toro joue à Dead Cells et ne sait plus s'il l'aime

Guillermo del Toro a confié dans une interview avec IGN entretenir une relation compliquée avec Dead Cells : il adore le jeu, mais le roguelike de Motion Twin le met aussi hors de lui. Anecdote légère en surface, révélatrice en fond : quand l'un des cinéastes les plus gaming-friendly d'Hollywood parle d'un jeu indépendant français avec cette intensité, ça dit quelque chose sur la place qu'occupe Dead Cells dans la culture vidéoludique six ans après sa sortie.

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Rédaction Lumnix
·4 min de lecture
Del Toro joue à Dead Cells et ne sait plus s'il l'aime

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Mise a jour

samedi 8 août 2026

A retenir

  • 1Guillermo del Toro a confié dans une interview avec IGN entretenir une relation compliquée avec Dead Cells : il adore le jeu, mais le roguelike de Motion Twin le met aussi hors de lui.
  • 2Guillermo del Toro n'est pas un poseur qui collectionne les références geek pour soigner son image.
  • 3Et ce qu'il a dit à IGN sur Dead Cells mérite qu'on s'y arrête.

Angle Lumnix

On isole d'abord les faits utiles, puis on garde l'analyse centree sur ce que cela change pour les joueurs.

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Guillermo del Toro n'est pas un poseur qui collectionne les références geek pour soigner son image. C'est un consommateur de jeux vidéo déclaré, qui a failli co-diriger Silent Hills aux côtés d'Hideo Kojima avant que Konami n'enterre le projet en 2015, et qui incarne l'un des personnages secondaires de Death Stranding depuis 2019. Quand il parle de jeux, il parle en joueur. Et ce qu'il a dit à IGN sur Dead Cells mérite qu'on s'y arrête.

Un roguelike qui irrite même ses admirateurs inconditionnels

Del Toro décrit une relation faite d'attraction et de frustration : il aime Dead Cells, mais le jeu l'exaspère autant qu'il le captive. Ce n'est pas un aveu anodin. Le roguelike de Motion Twin — sorti en accès anticipé en 2017 et en version finale en 2018 — est conçu structurellement pour provoquer exactement ça. Chaque run recommence à zéro ou presque, la difficulté ne fait aucune concession et la maîtrise s'acquiert par accumulation de défaites. C'est un design qui sépare les joueurs en deux camps : ceux qui trouvent la boucle addictive, ceux qui la trouvent punitive. Del Toro, apparemment, navigue entre les deux à chaque session.

Ce que cette confidence révèle, c'est que Dead Cells continue d'exercer une pression émotionnelle réelle sur des joueurs qui ne sont pas des novices. Del Toro n'est pas un casual gamer intimidé par un jeu exigeant — c'est quelqu'un qui baigne dans la culture horrifique et l'imaginaire dark fantasy depuis des décennies. Si le jeu l'accroche et le repousse à la fois, c'est que le design de Motion Twin touche quelque chose de fondamental dans la mécanique du plaisir vidéoludique.

Dead Cells dans la culture, huit ans après : un ancrage solide

Le fait qu'un cinéaste de ce profil cite spontanément Dead Cells dans une interview grand public en 2026 est un indicateur de longévité culturelle. Le jeu a traversé plusieurs cycles : succès critique à sa sortie, expansion massive avec des DLC croisant des licences comme Castlevania (2022) ou Skeletons (2023), puis le transfert de propriété intellectuelle à Evil Empire — studio qui assurait déjà le post-launch — quand Motion Twin a annoncé passer à un nouveau projet. Cette transition n'a pas tué l'attention portée au jeu.

Ce que del Toro incarne ici, c'est le profil de joueur que Dead Cells a réussi à conquérir au-delà de son public cœur : des créatifs issus d'autres médias, sensibles à la direction artistique gothique et au rythme nerveux du gameplay, qui y reviennent irrégulièrement sans jamais totalement décrocher. C'est exactement la base d'utilisateurs qui fait qu'un jeu indépendant reste visible des années après son pic commercial.

Del Toro, les jeux et une crédibilité construite sur des projets concrets

Il serait facile de traiter cette déclaration comme un simple name-drop sympathique. Mais del Toro a un historique de jeux vidéo qui dépasse largement la posture. Son implication dans Silent Hills — le projet annulé dont le P.T. reste l'une des démos les plus marquantes de la décennie 2010 — témoigne d'une vraie volonté de travailler le médium en profondeur, pas d'en être l'ambassadeur passe-partout. Son personnage dans Death Stranding de Kojima Productions (2019) va dans le même sens : une collaboration créative, pas un caméo promotionnel.

Que ce soit cet homme-là qui parle de Dead Cells avec ambivalence, c'est une validation qui ne ressemble pas à de la publicité. C'est le témoignage d'un joueur qui se débat avec un jeu difficile comme n'importe quel autre, et qui a l'honnêteté de dire que l'admiration et l'agacement peuvent coexister devant le même écran.

Ce que ça change pour Motion Twin et Evil Empire

Rien de concret à court terme — et ce serait se raconter des histoires que de prétendre le contraire. Mais dans un écosystème où la visibilité d'un jeu indépendant dépend de sa capacité à rester dans les conversations, une mention spontanée dans une interview IGN par une figure culturelle de ce calibre a une valeur réelle. Elle signale que Dead Cells n'est pas un jeu qu'on range dans la catégorie « sorti, apprécié, oublié ».

Evil Empire, qui gère désormais le destin de la licence, sait que la flamme est encore là. La question est de savoir ce qu'ils en feront : poursuivre les DLC, lancer une suite, ou laisser le jeu vieillir dignement. Ce que del Toro a dit ne répond à aucune de ces questions, mais il confirme qu'il y a encore quelque chose à défendre.

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En bref

Guillermo del Toro a confié dans une interview avec IGN entretenir une relation compliquée avec Dead Cells : il adore le jeu, mais le roguelike de Motion Twin le met aussi hors de lui. Anecdote légère en surface, révélatrice en fond : quand l'un des cinéastes les plus gaming-friendly d'Hollywood parle d'un jeu indépendant français avec cette intensité, ça dit quelque chose sur la place qu'occupe Dead Cells dans la culture vidéoludique six ans après sa sortie.