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Endless Ragnarok : Granblue Fantasy Relink revient en force

Deux ans après son lancement, Granblue Fantasy: Relink ressort de l'ombre avec Endless Ragnarok, une extension massive disponible sur PC, PS5, PS4 et Nintendo Switch 2. Plus d'un million de contenu supplémentaire pour un action-RPG qui avait déjà surpris son monde : la question n'est plus de savoir si Cygames sait faire un bon jeu, mais si cette version XXL tient la distance sur la durée. Premier tour de piste.

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Rédaction Lumnix
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Endless Ragnarok : Granblue Fantasy Relink revient en force

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6 min de lecture

Mise a jour

mercredi 8 juillet 2026

A retenir

  • 1Deux ans après son lancement, Granblue Fantasy: Relink ressort de l'ombre avec Endless Ragnarok, une extension massive disponible sur PC, PS5, PS4 et Nintendo Switch 2.
  • 2Deux ans plus tard, Cygames remet le couvert avec Endless Ragnarok , une extension de grande ampleur qui débarque simultanément sur PC, PlayStation 5, PlayStation 4 et Nintendo Switch 2.
  • 3Ce n'est pas un simple patch de contenu : c'est une relance complète, pensée pour convaincre ceux qui étaient passés à côté et retenir ceux qui étaient déjà là.

Angle Lumnix

On isole d'abord les faits utiles, puis on garde l'analyse centree sur ce que cela change pour les joueurs.

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Granblue Fantasy: Relink avait marqué les esprits à sa sortie en 2024 : plus de deux millions de copies vendues, un action-RPG nerveux construit sur l'univers du gacha mobile éponyme, et une surprise générale dans un marché peu habitué à voir des adaptations de ce type tenir la route. Deux ans plus tard, Cygames remet le couvert avec Endless Ragnarok, une extension de grande ampleur qui débarque simultanément sur PC, PlayStation 5, PlayStation 4 et Nintendo Switch 2. Ce n'est pas un simple patch de contenu : c'est une relance complète, pensée pour convaincre ceux qui étaient passés à côté et retenir ceux qui étaient déjà là.

La thèse éditoriale est simple : Endless Ragnarok teste si Relink était un bon jeu ou un bon jeu pour son époque. La réponse mérite qu'on s'y attarde.

Une extension qui ne fait pas semblant d'être petite

Endless Ragnarok ne se contente pas d'ajouter quelques quêtes en fin de progression. L'extension double presque le volume de contenu disponible, avec de nouveaux chapitres narratifs, des boss inédits, des mécaniques de combat supplémentaires et un plafond de puissance repoussé vers le haut. C'est le type d'extension qu'on associe davantage aux jeux service — pensez à Monster Hunter World: Iceborne (Capcom, 2019) ou à l'approche de Xenoblade Chronicles 3: Future Redeemed (Nintendo, 2023) — qu'aux action-RPG à modèle économique classique.

Ce choix est structurant. En refusant de faire de Relink un titre à abonnement ou à passes de saison multiples, Cygames concentre sa proposition sur une seule livraison massive. Pour les joueurs, ça signifie une valeur perçue immédiate : tout est là, pas de fragmentation.

Le combat reste la colonne vertébrale — et c'est une bonne nouvelle

Ce qui faisait le sel de Relink à l'origine, c'est son système de combat : rapide, lisible malgré sa profondeur technique, avec un roaster de personnages aux styles suffisamment distincts pour justifier plusieurs runs. Endless Ragnarok ne casse pas cette mécanique. Elle l'enrichit avec de nouveaux protagonistes jouables, chacun portant des approches différentes des éléments et des synergies d'équipe.

En impressions préliminaires, la courbe de prise en main reste cohérente avec le jeu de base : accessible dans les premières heures, exigeant une fois les systèmes de maestria maîtrisés. Ce n'est pas une révolution — c'est une évolution maîtrisée, ce qui pour une extension est souvent la bonne décision.

Les boss inédits introduits par Endless Ragnarok semblent exploiter davantage les phases multi-étapes, avec des patterns qui forcent l'adaptation de la composition d'équipe en plein combat. C'est là que Relink avait toujours été à son meilleur, et l'extension semble en avoir conscience.

La Switch 2 comme vrai test de portabilité

La nouveauté de cette livraison multi-plateformes, c'est l'arrivée sur Nintendo Switch 2. Relink est un jeu visuellement ambitieux : effets de particules denses, animations de combat saturées d'informations à l'écran, environnements richement détaillés. Le porter sur Switch 2 sans compromis majeurs est une promesse technique que Cygames devra tenir.

Les premières informations disponibles suggèrent que la version Switch 2 tourne à une résolution dynamique avec un framerate ciblé à 60 images par seconde en mode docké. En mode portable, des ajustements graphiques sont attendus. C'est une approche raisonnable, mais elle conditionne directement l'expérience co-op en ligne : Relink est avant tout un jeu pensé pour être joué en groupe de quatre, et si la version Switch 2 ne garantit pas une connexion stable et un framerate tenu lors des sessions multijoueurs, la promesse se fracasse sur la réalité du hardware.

À ce stade, il serait prématuré de se prononcer définitivement sur la version portable. C'est précisément le point de vigilance le plus important de cette preview.

Narration : une ambition contenue par ses origines

Relink avait une limite structurelle que Endless Ragnarok ne peut pas effacer : son ancrage dans l'univers Granblue Fantasy mobile. Pour les néophytes de la licence, certains enjeux narratifs restent flottants, des relations entre personnages présupposées plutôt qu'installées. L'extension prolonge une histoire sans la réinitialiser, ce qui est cohérent mais peut maintenir la distance pour ceux qui débarquent en 2026 via la version Switch 2.

Les nouvelles séquences scénarisées bénéficient de la même qualité de mise en scène cinématique que le jeu d'origine — des cutscenes soignées, une direction artistique qui assume ses influences JRPG sans s'en excuser. Mais Endless Ragnarok n'est pas un point d'entrée dans la licence : c'est une récompense pour ceux qui étaient déjà convaincus.

Le risque d'un public fragmenté

La sortie simultanée sur quatre plateformes pose une question de gestion de communauté. Relink est fondamentalement un jeu multijoueur en fin de progression : les quêtes les plus difficiles d'Endless Ragnarok nécessiteront des équipes coordonnées. Si la base de joueurs se dilue entre PC, PS5, PS4 et Switch 2 sans crossplay robuste, les temps d'attente en matchmaking risquent de peser sur l'expérience — particulièrement pour les nouvelles plateformes qui démarrent avec une base installée nulle.

Cygames n'a pas encore confirmé les modalités précises du crossplay entre toutes les plateformes. C'est un angle qui devra être vérifié avant tout verdict définitif.

Ce qu'Endless Ragnarok dit du marché JRPG en 2026

Il y a quelque chose de significatif dans le fait que Cygames mise sur une extension massive plutôt que sur une suite directe. Relink avait démontré que l'univers Granblue pouvait exister hors de son format mobile d'origine sans perdre son identité. Endless Ragnarok prolonge ce pari en pariant sur la fidélisation plutôt que sur le renouvellement du public.

C'est une stratégie que l'on voit émerger dans plusieurs productions japonaises récentes : construire en profondeur sur une base existante plutôt que de repartir à zéro. Final Fantasy XVI avait choisi l'inverse avec son DLC Echoes of the Fallen (Square Enix, 2023), plus court et plus centré sur la narration. L'approche de Cygames est plus proche de celle de Capcom sur Monster Hunter : nourrir le hardcore avant de séduire les nouveaux.

Le résultat, s'il est à la hauteur des ambitions annoncées, positionne Relink comme un des rares action-RPG japonais capables d'entretenir une communauté active deux ans après leur sortie sans dépendre d'un modèle free-to-play. C'est rarer qu'il n'y paraît, et ça mérite d'être dit clairement.

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En bref

Deux ans après son lancement, Granblue Fantasy: Relink ressort de l'ombre avec Endless Ragnarok, une extension massive disponible sur PC, PS5, PS4 et Nintendo Switch 2. Plus d'un million de contenu supplémentaire pour un action-RPG qui avait déjà surpris son monde : la question n'est plus de savoir si Cygames sait faire un bon jeu, mais si cette version XXL tient la distance sur la durée. Premier tour de piste.