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Metaphor : ReFantazio — Atlus réécrit les règles du JRPG

Le nouveau chef-d'œuvre d'Atlus dépasse Persona sur son propre terrain. Un monde politique, une mise en scène d'auteur, et 80 heures d'une densité rarement atteinte.

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Sofia Arnaud

10.0/10
Metaphor : ReFantazio — Atlus réécrit les règles du JRPG

On attendait Atlus au tournant. Après Persona 5, la barre était placée si haut qu'un simple "bon JRPG" n'aurait pas suffi. Metaphor : ReFantazio n'est pas un bon JRPG. C'est un tournant.

Un monde politique, vraiment

Euchronia n'est pas un arrière-plan. C'est un système. Les tensions entre races, les inégalités économiques, la montée du populisme — Metaphor parle de notre monde sans jamais le nommer. La campagne pour le trône royal structure un récit qui tient sur 80 heures sans jamais relâcher sa prise narrative.

Le système des Archétypes

Atlus a repensé le système de classes à la racine. Les Archétypes remplacent les Personas avec une flexibilité accrue. Chaque personnage peut évoluer dans plusieurs branches, et les synergies entre membres de l'équipe ouvrent des combinaisons tactiques qui maintiennent la fraîcheur jusqu'aux dernières heures.

La direction artistique, sommet absolu

Katsuhisa Tajima a créé un univers visuel qui se situe entre l'enluminure médiévale et l'Art nouveau. Chaque menu, chaque transition, chaque cinématique est une œuvre en soi. La bande-son de Shoji Meguro continue son dialogue avec Bach et Satie.

Un jeu qui justifie à lui seul de posséder la plateforme sur laquelle il tourne.

Notre verdict

Metaphor : ReFantazio — Atlus réécrit les règles du JRPG

PS5, Xbox Series X, PC

10.0/10