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Project Sirius : des licenciements frappent le spin-off Witcher

Le spin-off multijoueur de The Witcher traverse une zone de turbulences. Des membres de l'équipe de Project Sirius ont été touchés par des licenciements, alors que CD Projekt Red jongle simultanément avec le DLC Songs et ses autres chantiers liés à la licence. Un signal d'alerte sur la santé d'un projet qui n'a toujours pas montré grand-chose au public, et qui pose des questions sérieuses sur la capacité du studio à gérer plusieurs fronts en parallèle.

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Rédaction Lumnix
·4 min de lecture
Project Sirius : des licenciements frappent le spin-off Witcher

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4 min de lecture

Mise a jour

jeudi 13 août 2026

A retenir

  • 1Le spin-off multijoueur de The Witcher traverse une zone de turbulences.
  • 2Des membres de l'équipe de Project Sirius ont été touchés par des licenciements, alors que CD Projekt Red jongle simultanément avec le DLC Songs et ses autres chantiers liés à la licence.
  • 3Un signal d'alerte sur la santé d'un projet qui n'a toujours pas montré grand-chose au public, et qui pose des questions sérieuses sur la capacité du studio à gérer plusieurs fronts en parallèle.

Angle Lumnix

On isole d'abord les faits utiles, puis on garde l'analyse centree sur ce que cela change pour les joueurs.

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Des licenciements ont touché l'équipe de Project Sirius, le spin-off multijoueur de The Witcher développé en interne chez CD Projekt Red. L'information tombe alors que le studio polonais gère plusieurs projets liés à sa franchise phare, dont le DLC Songs. Ce cumul de chantiers, combiné à des suppressions de postes sur un projet encore largement invisible, soulève une question précise : Project Sirius est-il en train de se réduire à peau de chagrin avant même d'avoir existé publiquement ?

Un projet multijoueur qui n'a jamais convaincu en interne

Project Sirius a été annoncé il y a plusieurs années comme une tentative de CD Projekt Red de sortir de sa zone de confort narrative et solo. L'idée : un Witcher multijoueur, différent dans sa structure, ciblant potentiellement un public plus large. Sur le papier, l'ambition était lisible. Dans les faits, le projet n'a jamais produit de gameplay public, aucune démonstration, aucun aperçu concret de ce à quoi il ressemble.

Des licenciements dans une équipe dont on ignore la taille exacte peuvent signifier deux choses : soit une restructuration technique après un pivot de design, soit une réduction pure et simple du périmètre du projet. Dans les deux cas, ça ne ressemble pas à un studio qui accélère. Ça ressemble à un projet qui cherche encore sa direction, ou qui l'a perdue.

CD Projekt Red face au syndrome du portefeuille trop large

Le studio de Varsovie n'est plus le studio monolithique qui concentrait toutes ses forces sur un seul titre. Depuis la sortie de Cyberpunk 2077 et ses suites chaotiques, CD Projekt Red a multiplié les fronts : The Witcher 4 en développement principal, le DLC Songs adossé à la licence Witcher, Project Sirius en parallèle, et une structure interne réorganisée en plusieurs équipes. C'est une ambition légitime pour un studio de cette taille, mais les licenciements sur Sirius rappellent que gérer plusieurs projets simultanément exige une discipline industrielle que peu de studios maîtrisent sans casse.

La comparaison avec d'autres studios ayant tenté l'élargissement de franchise en multijoueur est peu rassurante. BioWare avec Anthem (2019) ou Rocksteady avec Suicide Squad : Kill the Justice League (2024) ont montré qu'une marque forte ne suffit pas à faire tenir un projet multijoueur dont les fondations de design sont fragiles. Project Sirius n'en est pas là — il n'a même pas encore de sortie annoncée — mais le signal des licenciements mérite d'être lu clairement.

Songs comme priorité réelle, Sirius comme variable d'ajustement

Pendant que Sirius vacille, le DLC Songs semble concentrer l'attention éditoriale et marketing de CD Projekt Red du côté Witcher. C'est logique : Songs s'appuie sur une base existante, des mécaniques éprouvées, un public déjà acquis. Son risque est structurellement inférieur à celui d'un spin-off multijoueur qui part de zéro sur un segment que le studio n'a jamais adressé.

Cette hiérarchisation des priorités est probablement saine pour la santé financière du studio, mais elle marginalise Project Sirius dans l'équation. Un projet multijoueur sans visibilité publique, touché par des départs, avec un projet concurrent plus sûr en vitrine : les conditions ne sont pas réunies pour que Sirius monte en puissance dans les prochains mois.

La vraie question : Project Sirius existe-t-il encore comme projet ambitieux ?

Des licenciements ne signifient pas automatiquement l'annulation. Mais ils signifient que quelque chose a changé dans la façon dont CD Projekt Red calibre ce projet. Si Sirius était sur une trajectoire claire, les coupes seraient au minimum accompagnées d'un message de repositionnement. L'absence de communication structurée autour de ces départs laisse le silence faire le travail — et le silence, dans l'industrie du jeu vidéo, est rarement bon signe pour un projet multijoueur qui doit construire une communauté avant même d'exister.

CD Projekt Red a les ressources pour absorber ces turbulences. Ce qui est moins certain, c'est que Project Sirius ait encore les siennes.

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En bref

Le spin-off multijoueur de The Witcher traverse une zone de turbulences. Des membres de l'équipe de Project Sirius ont été touchés par des licenciements, alors que CD Projekt Red jongle simultanément avec le DLC Songs et ses autres chantiers liés à la licence. Un signal d'alerte sur la santé d'un projet qui n'a toujours pas montré grand-chose au public, et qui pose des questions sérieuses sur la capacité du studio à gérer plusieurs fronts en parallèle.