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Éric Baptizat de retour chez Ubisoft pour piloter Assassin's Creed

Trois ans après avoir quitté Ubisoft pour superviser le remake de Dead Space chez Electronic Arts, Éric Baptizat revient dans la maison qui l'a vu diriger AC Valhalla. Il prend cette fois la tête de la franchise Assassin's Creed dans son ensemble, en tant que Game Director de la marque. Un retour qui dit quelque chose sur l'état actuel d'Ubisoft et sur les ambitions — ou les inquiétudes — qui entourent la licence.

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Rédaction Lumnix
·3 min de lecture
Éric Baptizat de retour chez Ubisoft pour piloter Assassin's Creed

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Mise a jour

vendredi 7 août 2026

A retenir

  • 1Trois ans après avoir quitté Ubisoft pour superviser le remake de Dead Space chez Electronic Arts, Éric Baptizat revient dans la maison qui l'a vu diriger AC Valhalla.
  • 2Il prend cette fois la tête de la franchise Assassin's Creed dans son ensemble, en tant que Game Director de la marque.
  • 3Un retour qui dit quelque chose sur l'état actuel d'Ubisoft et sur les ambitions — ou les inquiétudes — qui entourent la licence.

Angle Lumnix

On isole d'abord les faits utiles, puis on garde l'analyse centree sur ce que cela change pour les joueurs.

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Éric Baptizat réintègre Ubisoft. Le réalisateur d'Assassin's Creed Valhalla (2020) avait quitté l'éditeur français il y a trois ans pour rejoindre Electronic Arts, où il a conduit le développement du remake de Dead Space (2023). Il revient aujourd'hui avec un rôle nettement plus large : celui de Game Director de l'ensemble de la franchise Assassin's Creed, et non d'un seul titre.

Ce périmètre étendu mérite qu'on s'y arrête. Baptizat ne supervise pas un prochain opus en particulier — il chapeaute la marque. C'est un positionnement stratégique, pas opérationnel, qui signale qu'Ubisoft cherche à consolider une vision d'ensemble pour une licence qui navigue en eaux agitées depuis plusieurs années.

Un profil taillé pour stabiliser une licence sous pression

Baptizat n'est pas un inconnu de la maison. Sur Valhalla, il a géré l'un des projets les plus massifs de l'éditeur : un open world tentaculaire vendu à plus de 20 millions d'exemplaires, qui a posé les bases du virage RPG engagé depuis Origins (2017). Son passage chez EA sur Dead Space — un remake exigeant techniquement et émotionnellement pour les fans — lui a en outre donné une expérience de la gestion d'une franchise patrimoniale avec une communauté très attachée à l'œuvre originale.

Ce double bagage — licence Ubisoft de A-list d'un côté, résurrection d'une IP culte de l'autre — en fait un profil cohérent pour le poste. La question est de savoir dans quel contexte il atterrit.

Assassin's Creed Shadows et l'urgence d'une direction lisible

Assassin's Creed Shadows, sorti début 2026, a engrangé des chiffres corrects mais n'a pas effacé les doutes structurels autour de la franchise. La multiplication des titres, des formats — jeu principal, jeu service, spin-offs mobiles — et des orientations narratives a rendu la lecture de la marque difficile, autant pour les joueurs que pour les équipes en interne. Nommer un Game Director à l'échelle de la franchise plutôt qu'à l'échelle d'un titre, c'est reconnaître ce problème explicitement.

Baptizat devra définir ce que doit être Assassin's Creed dans les cinq prochaines années : une saga d'auteur ? Un écosystème de services ? Un terrain d'expérimentation pour de nouveaux formats narratifs ? Ces questions ne sont pas cosmétiques — elles conditionnent les budgets, les équipes et les priorités de développement de plusieurs studios internes.

Un retour qui révèle aussi l'état d'Ubisoft

Le fait qu'Ubisoft aille recruter un ancien directeur créatif chez un concurrent direct — Electronic Arts — pour lui confier les clés de sa franchise la plus stratégique dit quelque chose sur la situation interne. L'éditeur a traversé des turbulences significatives ces deux dernières années : annulations, restructurations, départs de cadres historiques. Reprendre un profil formé en interne, aguerri ailleurs, est une façon de recombiner expertise maison et regard extérieur sans prendre le risque d'un ovni créatif difficile à intégrer.

C'est pragmatique. C'est peut-être même la bonne décision. Mais cela ne résout pas les tensions de fond : une organisation qui a besoin d'un pilote à l'échelle marque, c'est une organisation qui a perdu sa boussole éditoriale. Baptizat aura les outils pour reconstruire une vision — à condition qu'Ubisoft lui en laisse réellement l'espace.

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En bref

Trois ans après avoir quitté Ubisoft pour superviser le remake de Dead Space chez Electronic Arts, Éric Baptizat revient dans la maison qui l'a vu diriger AC Valhalla. Il prend cette fois la tête de la franchise Assassin's Creed dans son ensemble, en tant que Game Director de la marque. Un retour qui dit quelque chose sur l'état actuel d'Ubisoft et sur les ambitions — ou les inquiétudes — qui entourent la licence.