Assassin's Creed à 20 ans : Ubisoft renonce au remake, mise sur Hexe
À l'approche des 20 ans de la licence en 2027, Ubisoft écarte l'hypothèse d'un remake et confirme miser sur Hexe et un projet multijoueur encore flou. Un choix qui tranche avec la mode du remake chez Capcom ou Square Enix, et qui interroge sur la capacité du studio à célébrer son passé tout en gérant un présent financier compliqué.

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jeudi 29 octobre 2026
A retenir
- 1À l'approche des 20 ans de la licence en 2027, Ubisoft écarte l'hypothèse d'un remake et confirme miser sur Hexe et un projet multijoueur encore flou.
- 2Un choix qui tranche avec la mode du remake chez Capcom ou Square Enix, et qui interroge sur la capacité du studio à célébrer son passé tout en gérant un présent financier compliqué.
- 3Ubisoft vient de trancher : il n'y aura pas de remake d'Assassin's Creed pour les 20 ans de la licence en 2027.
Angle Lumnix
On isole d'abord les faits utiles, puis on garde l'analyse centree sur ce que cela change pour les joueurs.
Ubisoft vient de trancher : il n'y aura pas de remake d'Assassin's Creed pour les 20 ans de la licence en 2027. L'éditeur français a fait le point sur l'avenir de sa franchise phare, confirmant la poursuite du développement de Hexe et l'existence d'un projet multijoueur, selon les informations relayées par ActuGaming. Pas de retour nostalgique annoncé, donc, mais deux chantiers tournés vers l'avant qui ne répondent pas forcément à l'attente la plus évidente des joueurs.
Le choix mérite qu'on s'y arrête. Douze ans après le lancement du tout premier épisode en 2007, la saga a traversé des mutations profondes : de l'infiltration pure des origines à l'action-RPG massif de la trilogie Origins-Odyssey-Valhalla, jusqu'au retour à des formats plus resserrés avec Mirage puis Shadows. Un anniversaire rond aurait été l'occasion rêvée de capitaliser sur cet héritage via un remake soigné du premier opus ou d'Assassin's Creed II. Ubisoft préfère visiblement regarder devant.
Le remake, une carte qu'Ubisoft refuse de jouer
L'absence de remake surprend d'autant plus que la pratique est devenue un passage quasi obligé pour les licences qui soufflent leurs bougies. Capcom a rebâti sa crédibilité avec Resident Evil 2 Remake en 2019 puis Resident Evil 4 Remake en 2023, deux succès critiques et commerciaux qui ont redonné un second souffle à des jeux vieux de plus de vingt ans. Square Enix a fait de même avec Final Fantasy VII Remake en 2020, transformant un monument du RPG en trilogie moderne toujours en cours. Ces exemples montrent qu'un remake bien exécuté peut à la fois satisfaire les nostalgiques et recruter une nouvelle génération.
Ubisoft semble estimer que ce calcul ne s'applique pas à Assassin's Creed, ou que les ressources sont mieux employées ailleurs. Le premier épisode, sorti en 2007, souffre d'un gameplay répétitif que même les fans historiques reconnaissent volontiers. Le remoderniser en profondeur demanderait un travail de refonte comparable à celui investi par Capcom sur Resident Evil, un chantier long et coûteux pour un studio qui préfère visiblement sécuriser ses paris sur des productions déjà engagées.
Hexe, le pari le plus attendu mais le plus flou
Hexe reste la pièce maîtresse de cette communication. Annoncé en 2022, le jeu promet d'explorer une Europe plongée dans la paranoïa de la chasse aux sorcières, un cadre historique encore inédit pour la licence. Mais quatre ans après sa révélation, le titre demeure largement silencieux côté gameplay et date de sortie. Ce silence prolongé interroge sur l'état réel d'avancement du projet et sur la capacité d'Ubisoft à le livrer dans un calendrier cohérent avec l'anniversaire de 2027.
Le studio a par ailleurs connu des revers récents sur le terrain du multijoueur avec l'annulation de Hyenas en 2023, un titre extraction shooter abandonné avant sa sortie après des retours internes jugés insuffisants. Que l'éditeur confirme aujourd'hui travailler sur un nouveau projet multijoueur Assassin's Creed, sans donner davantage de détails, ravive donc un scepticisme légitime. La licence n'a historiquement jamais excellé hors de son format solo narratif, et les tentatives passées pour y injecter du coopératif ou du compétitif n'ont jamais trouvé un public massif.
Un anniversaire sous contrainte budgétaire
Cette communication prudente intervient dans un contexte où Ubisoft traverse une période financière délicate, marquée par des restructurations internes et des retards à répétition sur plusieurs de ses productions. Dans ce climat, annoncer un remake aurait représenté un engagement budgétaire supplémentaire difficile à justifier auprès des actionnaires, alors même que Shadows, sorti plus tôt, doit encore prouver sa capacité à générer des revenus sur la durée.
Le choix d'Ubisoft dit moins une confiance affichée dans l'avenir de la licence qu'une gestion de crise assumée. Miser sur Hexe et un multijoueur encore sans visage, plutôt que sur un remake à la rentabilité éprouvée ailleurs dans l'industrie, relève d'un pari risqué pour une marque qui a justement besoin de repères solides pour célébrer ses vingt ans. Les joueurs attendront donc des preuves concrètes avant d'accorder leur confiance à cette feuille de route.
En bref
À l'approche des 20 ans de la licence en 2027, Ubisoft écarte l'hypothèse d'un remake et confirme miser sur Hexe et un projet multijoueur encore flou. Un choix qui tranche avec la mode du remake chez Capcom ou Square Enix, et qui interroge sur la capacité du studio à célébrer son passé tout en gérant un présent financier compliqué.