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NewsPS5, PC· Action-Adventure

God of War Laufey : l'Olympe revient, Ariel Lawrence confirme la direction

La directrice de God of War Laufey, Ariel Lawrence, a confirmé que les dieux grecs de l'Olympe auraient un rôle dans le prochain épisode centré sur Faye. Un retour aux origines de la saga qui interroge : comment l'univers nordique de 2018 peut-il cohabiter avec le panthéon grec qui a dominé les premiers volets ? Les premières réponses sont là, et elles changent la donne pour la suite de la franchise.

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Rédaction Lumnix

·4 min de lecture
God of War Laufey : l'Olympe revient, Ariel Lawrence confirme la direction
PlateformePS5, PC
GenreAction-Adventure

Faye au centre, l'Olympe en embuscade

God of War Laufey s'annonce comme un épisode à part entière mettant en scène Faye, compagne défunte de Kratos et mère d'Atreus, dans une aventure se déroulant en parallèle des événements de God of War (2018). Ce que la directrice du jeu Ariel Lawrence vient de laisser entendre va cependant bien au-delà d'un simple préquel nordique : le retour des dieux de l'Olympe serait quasi-acté dans la construction narrative du titre.

C'est un virage qui mérite d'être pesé. Depuis le reboot de 2018, Santa Monica Studio avait volontairement tourné le dos au panthéon grec pour ancrer Kratos dans la mythologie scandinave. Laufey — nom norrois de Faye — renoue pourtant avec ce passé que Kratos cherchait précisément à enfouir.

Ce qu'Ariel Lawrence a dit, et ce que ça implique

Ariel Lawrence, qui signe la réalisation de Laufey, a évoqué la présence de l'Olympe comme une composante narrative à prendre au sérieux dans l'économie du jeu. Sans détailler la nature exacte de ce retour — apparitions directes, flashbacks, ou influence en filigrane sur le récit —, elle confirme que cet héritage grec n'est pas un simple clin d'œil de fans.

Ce positionnement est cohérent avec la trajectoire du personnage de Faye telle qu'elle a été esquissée dans Ragnarök (2022) : une géante aux connexions mythologiques multiples, dont la vie antérieure à sa rencontre avec Kratos reste largement inexpliquée. L'Olympe comme toile de fond pour ce chapitre ouvre des possibilités scénaristiques considérables — et des attentes proportionnelles.

Le pari risqué de jouer sur deux panthéons

Mêler les mythologies grecque et nordique dans un même récit n'est pas une mince affaire. God of War (2018) avait réussi sa transition précisément parce qu'il assumait une rupture franche : nouveau cadre, nouvelle grammaire narrative, nouveau Kratos. Laufey joue une partition différente en tentant de faire coexister les deux univers via le personnage de Faye, qui devient le pont entre ces deux âges de la franchise.

Le risque est réel : diluer la cohérence mythologique au profit d'un fan service qui flatterait les nostalgiques des épisodes PS2 et PS3 sans servir l'histoire. À l'inverse, si Lawrence et son équipe parviennent à ancrer le retour de l'Olympe dans la logique interne du récit — Faye qui aurait croisé, fui ou combattu des entités grecques avant de rejoindre les royaumes nordiques —, le gain narratif pourrait être substantiel.

2018 comme point d'ancrage, Laufey comme hors-champ

La structure narrative annoncée — une histoire parallèle à God of War 2018 — est un format que la saga n'a jamais vraiment exploré en jeu principal. God of War : Chains of Olympus (2008, Ready at Dawn) et God of War : Ghost of Sparta (2010, Ready at Dawn) avaient rempli ce rôle de récits intercalaires, mais sur PSP et dans un registre purement grec. Laufey serait la première fois qu'un titre principal de la franchise assume pleinement ce positionnement de récit parallèle sur hardware Sony de salon.

Cela implique un équilibre délicat : le jeu doit avoir sa propre identité et sa propre nécessité dramatique, sans se contenter d'être une note de bas de page de l'épisode de 2018. Les confirmations d'Ariel Lawrence sur l'Olympe suggèrent que l'ambition va dans ce sens.

Ce qu'on attend encore

Les questions restent nombreuses. La présence de l'Olympe sera-t-elle incarnée par des dieux nommés — Zeus, Athéna, Hermès — ou par des forces plus abstraites ? Faye aura-t-elle des aptitudes de combat distinctes de celles de Kratos, au-delà du seul arc que les trailers ont mis en avant ? Et surtout : Laufey sera-t-il un titre à part entière en termes de durée et d'ambition, ou un épisode intermédiaire au format plus contenu ?

Ariel Lawrence n'a pas répondu à toutes ces questions, mais le fait qu'elle assume publiquement la direction olympienne du récit avant même une fenêtre de sortie confirmée indique que Santa Monica Studio joue la carte de la transparence narrative — une approche qui tranche avec les habitudes marketing habituelles de Sony.