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Ubisoft ferme RedLynx : la licence Trials perd son studio créateur

Ubisoft s'apprête à fermer définitivement RedLynx, le studio finlandais fondateur de la licence Trials, et à licencier une partie des effectifs d'Ubisoft Singapour. Une décision qui acte l'abandon d'une franchise sans nouvel épisode depuis sept ans et confirme l'ampleur de la restructuration en cours chez l'éditeur français.

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Rédaction Lumnix
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Ubisoft ferme RedLynx : la licence Trials perd son studio créateur

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Mise a jour

mercredi 14 octobre 2026

A retenir

  • 1Ubisoft s'apprête à fermer définitivement RedLynx, le studio finlandais fondateur de la licence Trials, et à licencier une partie des effectifs d'Ubisoft Singapour.
  • 2Une décision qui acte l'abandon d'une franchise sans nouvel épisode depuis sept ans et confirme l'ampleur de la restructuration en cours chez l'éditeur français.
  • 3Le studio finlandais fondé en 2000, racheté par Ubisoft en 2011 et connu pour avoir créé la licence Trials, est sur le point d'être fermé définitivement.

Angle Lumnix

On isole d'abord les faits utiles, puis on garde l'analyse centree sur ce que cela change pour les joueurs.

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RedLynx va disparaître. Le studio finlandais fondé en 2000, racheté par Ubisoft en 2011 et connu pour avoir créé la licence Trials, est sur le point d'être fermé définitivement. Dans le même mouvement, Ubisoft prévoit des licenciements au sein de sa filiale d'Ubisoft Singapour. Deux décisions distinctes mais liées, qui dessinent un peu plus la carte des sacrifices consentis par l'éditeur pour redresser ses comptes.

L'enjeu dépasse le sort d'un studio de taille moyenne. RedLynx incarnait une catégorie de jeux de plus en plus rare dans le catalogue Ubisoft : le titre de niche, maîtrisé, rentable sans être un blockbuster. Sa fermeture pose une question simple : reste-t-il encore de la place chez Ubisoft pour ce genre de production ?

Un studio fondateur sacrifié après des années de silence

RedLynx n'a plus sorti de nouvel opus Trials depuis Trials Rising en 2019. Sept ans de silence pour une franchise qui avait pourtant construit une communauté fidèle sur PC et consoles avec Trials Evolution en 2012 puis Trials Fusion en 2014, deux jeux qui ont installé la licence comme référence du genre physics-based motocross. Ce vide créatif prolongé rendait la fermeture presque prévisible : un studio sans production active devient, dans la logique budgétaire d'un grand groupe, une ligne de coût sans contrepartie.

La fermeture définitive de RedLynx ne se contente donc pas d'arrêter un studio à l'arrêt. Elle acte la fin d'une marque qu'Ubisoft n'a jamais relancée malgré un succès critique et commercial solide sur trois générations de consoles. Trials rejoint ainsi la liste des licences Ubisoft mises en sommeil sans annonce officielle de retour, faute de studio pour les porter.

Ubisoft Singapour touché à son tour

Les licenciements annoncés chez Ubisoft Singapour s'inscrivent dans la même logique de resserrement. Le studio asiatique, habitué aux missions de support et de co-développement sur plusieurs franchises du groupe, voit une partie de ses effectifs menacée. Contrairement à RedLynx, il ne s'agit pas d'une fermeture de structure mais d'une réduction de personnel, signe que la restructuration touche aussi bien les studios autonomes que les équipes de renfort réparties à l'international.

Cette double annonce illustre la méthode Ubisoft de ces derniers mois : des coupes ciblées, studio par studio, plutôt qu'un plan social global et communiqué comme tel. Pour les salariés concernés, cette approche fragmentée complique la lisibilité d'une situation déjà anxiogène, chaque annonce arrivant séparément sans vision d'ensemble donnée par la direction.

Une licence culte qui ne trouvera pas de repreneur facile

Techniquement, la propriété intellectuelle Trials reste entre les mains d'Ubisoft même après la fermeture de RedLynx. Mais sans studio dédié ni expertise interne sur ce type de gameplay physique très spécifique, relancer la licence ailleurs dans le groupe représenterait un chantier coûteux et risqué. L'historique récent d'Ubisoft, concentré sur ses licences majeures comme Assassin's Creed ou Far Cry, laisse peu de place à l'hypothèse d'une renaissance rapide pour Trials.

Le risque est connu : une licence mise en sommeil sans studio attitré finit rarement par ressusciter dans sa forme d'origine. Elle devient soit un souvenir nostalgique entretenu par la communauté sur PC, soit un nom recyclé pour un projet mobile ou spin-off qui n'a plus grand-chose à voir avec l'identité d'origine. Les joueurs de Trials, habitués à attendre patiemment entre deux épisodes, n'ont désormais plus aucun studio vers qui se tourner pour espérer une suite.

Le signal envoyé aux studios de taille moyenne

La fermeture de RedLynx confirme une tendance structurelle chez Ubisoft : les studios qui ne produisent pas en continu deviennent des cibles prioritaires en période de restriction budgétaire, quelle que soit la qualité de leur catalogue passé. Ce n'est pas un problème de ventes historiques mais un problème de rythme de production, dans un groupe qui cherche à réduire son nombre de studios actifs plutôt qu'à diversifier son offre.

Pour les développeurs et les licences de niche encore en activité chez Ubisoft, ce précédent fonctionne comme un avertissement clair. L'inactivité créative, même après des succès reconnus, ne protège plus personne. Ubisoft referme un chapitre de son histoire sans donner de garantie que les licences restantes échapperont au même sort.

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En bref

Ubisoft s'apprête à fermer définitivement RedLynx, le studio finlandais fondateur de la licence Trials, et à licencier une partie des effectifs d'Ubisoft Singapour. Une décision qui acte l'abandon d'une franchise sans nouvel épisode depuis sept ans et confirme l'ampleur de la restructuration en cours chez l'éditeur français.